Le fric, le flouse, les pépettes, le pèze, l’oseille…nombreux sont les surnoms tendances donnés à ce qui est tant convoité…l’argent.  Pourtant notre « précieux » comporte un défaut majeur : il est source de pollution. Qui y aurait pensé ?

Avant toute chose pour mieux comprendre de quoi il s’agit, il est bon de rappeler que l’argent ne se décline pas sous une forme unique mais bien sous différents supports. Nous connaissons tous les traditionnelles cartes bleues, les chèques en voie d’extinction ou encore les espèces. Toutefois, on connaît un peu moins les ptits nouveaux, les cryptomonnaies tels que le fameux bitcoin ou l’Angevine appelée La Muse, qui nous plongeraient presque dans un monde futuriste.

Peut-on mettre au régime notre portefeuille ?

Quelque soit son format, l’argent va générer principalement des déchets de par sa production. En effet, si vous décidez de payer avec un chèque, il va sans dire que le détritus proviendra du papier mais pas seulement. Une fois le carnet de chèque commandé, celui-ci devra être transporté de son lieu de fabrication vers votre banque pour enfin terminer sa course dans votre portefeuille. Idem pour les espèces. Un paiement avec ces modes de paiement générerait respectivement 15 et 22 grammes de CO2. Ces chiffres ne tiennent pas en compte l’impact environnemental d’un paiement par chèque ou espèces à distance. En effet, le taux de C02 serait bien plus élevé si on comptabilisait le transport pour acheminer le moyen de paiement d’un point A à un point B ainsi que son traitement. Cependant, cela reste plus difficile à évaluer.

Le paiement par carte bancaire lui, constitue certainement le déchet le plus lourd car pour sa fabrication, des puces sont intégrées et elles comportent des circuits incluant des métaux rares. Évidemment, elles devront elles aussi être acheminé jusqu’à votre agence mais cela ne s’arrête pas là. Une fois votre carte expirée, celle-ci devra effectuer un circuit pour être revalorisé. Sa seule utilisation générerait environ 3 grammes de CO2. Ce résultat est sans compter l’émission des tickets de caisse après un paiement en direct chez un commerçant et sans compter non plus la connexion à Internet pour un paiement à distance qui alourdirait lui, le poids du CO2, à 4 grammes.

Face à ce bilan, il serait tentant de penser que les cryptomonnaies sont quant à elles plus light niveau CO2. Néanmoins, ce moyen de paiement est décrié car il nécessite de produire beaucoup d’énergie. En cause, l’utilisation d’ordinateurs extrêmement puissants pour produire cette monnaie virtuelle. Pour autant, certains y voient une incitation à l’accélération de la transition énergétique.

Que l’on paye avec une monnaie traditionnelle ou bien avec une monnaie virtuelle, il reste difficile d’évaluer quel est le mode de paiement le plus raisonnable pour notre planète tant les paramètres à prendre en compte sont nombreux. Finalement, un retour dans le passé avec une application du troc ne constituerait-il pas notre Avenir ?